De quoi rêvent les martyrs 2

Dessin n°1

Dessin n°1. Encre et graphite sur papier .42 x 60 cm. 2012

Dessin n°2

Dessin n°2. Encre et graphite sur papier .42 x 60 cm. 2012

Dessin n°3

Dessin n°3. Encre et graphite sur papier .42 x 60 cm. 2012

Dessin n°4

Dessin n°4. Encre et graphite sur papier. 42 x 60 cm. 2012

Dessin n°5

Dessin n°5. Encre et graphite sur papier .42 x 60 cm. 2012

Dessin n°6

Dessin n°6. Encre et graphite sur papier. 42 x 60 cm. 2012

Dessin n°7

Dessin n°7. Encre et graphite sur papier. 42 x 60 cm. 2012

8.Nidhal Chamekh-Talmart

Dessin n°8. Encres, graphite et transfert sur papier. 42 x 60 cm. 2013

dessin n°9

Dessin n°9. Encres, graphite et transfert sur papier. 42 x 60 cm. 2013

Nidhal Chamekh, De quoi revent les martyrs 2, dessin 10, 42 x 60 cm, encre sur papier, 2011

Dessin n°10. Encres, graphite, collage et transfert sur papier. 42 x 60 cm. 2013

dessin n°11

Dessin n°11. Encres, graphite et transfert sur papier. 42 x 60 cm. 2013

dessin n°12

Dessin n°12. Encres, graphite et transfert sur papier. 42 x 60 cm. 2013

Le dessin est au commencement de l’art. Il en constitue cette couche discrète qui se cache derrière la peinture sans jamais disparaître ou derrière la sculpture, la vidéo, l’installation sans jamais tomber dans l’oubli. Il y a toujours un dessin préparatoire à la chose artistique. On peut donc dire du dessin qu’il est un commencement sans jamais être une fin. Et au commencement, c’est exactement là où veut aller Nidhal Chamekh avec son dessin.
Que se passe t-il dans l’esprit d’un être humain pour aller s’aventurer ainsi aux côtés de la mort, en faire un destin désiré ? Comme un voyage dont on fantasmerait l’arrivée. « Nous sommes des êtres pour la fin » (Martin Heidegger) abandonnés à la mort. Pourtant la destinée d’une vie d’Homme se résume en une tentative d’oublier ce rendez-vous. A l’encontre de toute raison, le martyre que décrit le dessin de Nidhal planifie sa rencontre, il la provoque. C’est ainsi que ces dessins reviennent au commencement, le rêve d’une vie devenu le rêve d’une mort, pour le disséquer, le décrire sans jamais le comprendre ni le justifier.

Abdelkader Damani